Maam Kumba, esprits des eaux, INCORPORATION ET possession
Maam Kumba

Ouakam, Plage des Mamelles

D’octobre 2026 à janvier 2027, Carine Iriarte sera à Ouakam/Dakar (Sénégal), au sein du territoire lébou, pour un travail de recherche et d’écriture. Cette présence prolonge les recherches documentaires menées sur les rituels des prêtresses ndepkat dans le cadre d’un mini-mémoire consacré au corps possédé comme lieu de reconfiguration somatique et collective. Il s’agira d’ouvrir une réflexion plus large sur les circulations culturelles et les transformations contemporaines des savoirs lébou.

La recherche s’intéressera particulièrement aux esprits des eaux et aux figures tutélaires telles que Maam Kumba, ainsi qu’aux relations qu’elles entretiennent avec les corps, les lieux et les communautés. Une attention particulière sera portée aux processus de circulation, d’hybridation et de réinterprétation de ces savoirs au contact de l’islam, des institutions étatiques et des dynamiques contemporaines de mondialisation.

Cette recherche dialoguera avec les travaux de Janice Boddy, Jacqui Alexander, Valentin-Yves Mudimbe, Achille Mbembe, Sylvia Tamale, Omar Ndoye et Boaventura de Sousa Santos, qui invitent à penser les savoirs du corps, les mémoires spirituelles et les cosmologies africaines comme des composantes d’une écologie plurielle des savoirs et comme des formes légitimes de connaissance.